CATHII – Université à l’ONU : retour sur une 6e cohorte engagée

©Sofia Ranke-Farro
Pour sa 6e édition, le projet Université à l’ONU du CATHII a une fois de plus rassemblé une cohorte étudiante engagée et diversifiée autour des enjeux de traite des personnes et de justice sociale. Cette année, le projet a suscité un fort intérêt avec 54 candidatures reçues, parmi lesquelles 22 étudiantes et étudiants ont été sélectionnés pour participer à l’expérience. L’objectif : se former et participer à la 70e Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW70). Douze participants se sont rendus à New York en mars 2026 tandis que les autres prenaient part aux activités en ligne.
La cohorte 2025-2026 s’est distinguée par la richesse des échanges, la diversité des parcours universitaires et l’implication des personnes participantes tout au long de la formation et du séjour à New York. Durant la formation et leur participation à la CSW70, plusieurs étudiantes et des étudiants ont été marqués par les réalités humaines et politiques liées à la traite des personnes.
Pour Faondi Kathy-Laure Koffi, étudiante en science politique à l’UQAM, cette expérience a transformé sa manière de comprendre les rapports internationaux de pouvoir : « J’ai compris que l’enjeu de la traite humaine n’était pas seulement social, mais aussi politique. Cette analyse me permet de mieux appréhender les rapports des forces en présence. »
D’autres ont souligné l’importance de découvrir les multiples formes que peut prendre l’exploitation. Marsyly Lyna Hadjammar, étudiante à l’École de criminologie de l’Université de Montréal, explique avoir été particulièrement marquée par les réalités vécues par les travailleurs migrants : « J’ai réalisé que la traite humaine est multiforme et peut toucher de nombreux domaines, très près de nous. » Elle ajoute que cette expérience lui a donné envie de s’impliquer davantage dans des initiatives locales de sensibilisation.
La participation à la CSW70 a également constitué un moment fort pour plusieurs. Entre les panels, les ateliers et les échanges avec des organismes provenant de différents pays, les étudiantes et les étudiants ont pu découvrir des perspectives variées sur les enjeux de justice et de protection des droits humains. Camille Laigle, étudiante en mobilité internationale à l’Université de Montréal, retient particulièrement l’importance d’une approche globale : « La lutte contre la traite des personnes exige une approche incluant prévention, protection des victimes et coopération internationale. »
Au-delà des apprentissages académiques, cette édition a surtout permis de créer des liens durables entre des étudiants partageant un intérêt commun pour les droits humains et la justice sociale. Les discussions, les réflexions collectives et les expériences vécues à New York ont contribué à renforcer leur désir de s’engager concrètement dans leurs milieux respectifs.
Une fois de plus, le projet Université à l’ONU a démontré l’importance de créer des espaces de formation, de réflexion et d’engagement pour la relève étudiante.
Texte et photo de Sofia Ranke-Farro. Texte tiré du CATHII-info de juin 2026.
